Qu’est-ce qu’une mère toxique ?

Le divan est souvent la place d’un questionnement sur le normal et le pathologique.

L’éducation, les modalités de cette éducation, la confrontation à des parents maltraitants, parfois dans une indifférence voire une revendication d’un style éducatif, interrogent le patient sur les effets délétères dont il cherche à se défaire, cinq, dix ans, parfois des décennies après l’enfance.

L’amour est parfois une des modalités de cette toxicité destructrice qui peut jouer à l’insu des sujets d’une même famille. La dimension transgénérationnelle et inconsciente de comportements pathologiques forge ceux des enfants et ainsi de suite jusqu’à mettre en évidence une destinée, une impasse, une situation de blocage ou de répétition. Cela peut survenir lors d’une situation traumatique vécu dans le réel d’une actualité, mais aussi lors du constat d’une incapacité à procréer ou à se projeter dans une position maternelle ou paternelle. Il peut aussi s’agir d’une instabilité professionnelle ou d’une incapacité à dépasser un certain cap de l’existence, sans que cela semble être en rapport avec les capacités, compétences ou le désir de progresser.

Il est alors nécessaire de déconstruire les éléments ambivalents de ce qu’on appelle parfois l’amour maternel ou l’amour paternel, d’en comprendre l’articulation et les écueils. La folie n’a jamais été un obstacle à la procréation.