Psychologie positive : quand le marketing s’en mêle…

Ces dernières années ont vu naître bon nombre de courants issus du coaching comme la “pleine conscience” ainsi que d’autres approches mettant en avant le bonheur et la réussite, “Psychopédagogie du bonheur” et pour n’en citer que quelques autres : “thérapie symbolique”, hypnose de pleine conscience, psychodivination, thérapie par la pensée positive… Le commerce de la santé est un véritable enjeu industriel pour lequel le marketing est largement sollicité. Sous couvert de bienveillance, ces nouvelles approches simplistes font des dégâts… Or des textes législatifs très précis encadrent les titres de psychothérapeute et de psychologue clinicien.

La psychologie clinique, d’ailleurs les psychologues en général, de Mélanie Klein, Wallon, Winnicott, Ferenczi, à Freud ou Lacan, se sont tous intéressés à ce qui faisait souffrir les patients plus qu’à leur part de bonheur, c’est dire s’ils étaient dans l’erreur !

La législation française quant à l’usage du titre et de la qualité de psychologue est pourtant claire : sans titre de Psychologue Clinicien, accompagné d’un numéro de santé de l’Agence Régionale de Santé (ARS), la personne qui se présente à vous n’a reçu aucun enseignement donnant droit à l’usage du titre de psychologue. Elle peut tout à fait jouer sur l’ambiguïté du préfixe”Psy”  ou tenter de se donner n’importe quel titre, aussi farfelu qu’ésotérique, conférencier, psychopédagogue (à la limite de l’usurpation de titre et donc attaquable), “pratiquant la psychologie…”, coach psy… Cette personne n’aura PAS été formée à la psychologie clinique. Il est assez classique qu’une personne ne pouvant revendiquer une véritable compétence, s’invente ses propres titres et ses propres concepts afin de masquer un vide intellectuel ou ici, théorico-clinique. C’est aussi ce qui se pratique dans le milieu de la publicité avec l’usage des anglicismes ou des néologismes. Mais cette technique est aussi utilisée par certains médecins eux-mêmes pour des raisons similaires lorsqu’il entrent sur le terrain de la psychologie sous couvert de compétences médicales, alors qu’ils n’ont aucune formation en ce domaine. Il ne viendrait pas plus à l’idée de se faire opérer de l’appendicite par un psychologue…

Cela ne signifie pas qu’il s’agit là nécessairement d’une escroquerie. Cela signifie que cette personne aura compris qu’il existe une véritable demande en matière de prise en charge thérapeutique, qu’on peut jouer sur certaines ambiguïtés, mais qu’elle n’aura pas pris la peine de se confronter à l’enseignement ni aux stages et à l’expérience indispensable à cette prise en charge. En revanche, les qualités marketing de ce type de personnes ou de petites entreprises sont indéniables. Elle sont souvent de très bons communicants, et de forts séduisants acteurs médiatiques. Il faut d’autant plus s’en méfier qu’ils détournent les patients du parcours de santé et le travail de reconstruction, d’alliance thérapeutique nécessaire, sont alors plus complexes, plus ardus.

Il n’est pas simple de consulter un thérapeute, mais si la pratique de nombreuses activités artistiques ou sportives, d’engagements associatifs ou culturels peut participer d’une amélioration du bien être, il convient de se méfier des personnes jouant sur la crédulité et l”ambiguïté des titres dans des buts purement commerciaux.

Un psy diplômé, pourquoi ?

Qu’il s’agisse de la psychanalyse ou de la médecine, celui qui souffre et confie son corps ou son esprit au soignant, accorde aussi sa confiance et un certain pouvoir, une autorité. Dans le cas de la psychologie, il n’est pas facile de choisir un praticien. Le titre universitaire revêt plusieurs aspects qu’il n’est pas simple de comprendre… Revendiquer une approche humaniste ne fait pas une compétence, la compétence n’est pas le savoir. Le savoir n’est pas

l’intelligence. L’intelligence n’est pas l’empathie… Alors, à quoi sert un diplôme ?

Combien de médecins sont sensibles à la dimension psychologique de leur position ? Sont-ils formés à psychothérapie ? Aux méthodes pouvant faciliter l’annonce d’une grave maladie ou d’une situation dépassant leur compétence, à la notion d’incertitude en certains domaines ? Les médecins n’ont aucune formation en psychologie clinique.

 Premier point : le savoir

Le diplôme n’est qu’une partie de la formation du soignant. Sans la mémorisation du savoir qu’il implique, il n’est pas possible d’exercer un métier de ce type. Mais de quel savoir parle-t-on ? Celui des pairs, ceux qui auront stabilisé les connaissances afin de les transmettre, appuyées sur une épistémologie solide et un empirisme débattu et argumenté.

Le savoir peut parfois se transmettre autrement qu’à travers l’Université ou les écoles d’État. Il est aussi possible d’acquérir ces connaissances grâce à la transmission orale, à l’étude personnelle ou au parcours de vie. Mais qui pourrait de nos jours confier une opération chirurgicale à une personne ne possédant pas un diplôme de médecine ? Il en va de même pour la psychologie clinique et les méthodes psychothérapiques. Dans ce domaine, la France ne simplifie pas l’accès à la compréhension de ce qu’implique ce titre protégé de Psychologue clinicien. Ce flou ne simplifie pas non-plus les prises en charge et entrouvre la porte de prestataires  jouant ainsi sur le terme “psy” ou “pratiquant la psychologie xxxx“, “Psychothérapie analytique“, “Psychopraticien…” (en prenant soin de ne pas dire PsyCHOLOGUE)… On y ajoute souvent diverses approches d’écoles privées, PNL, Hypnose, Approche Jungienne… tout cela sans aucune cohérence référentielle ni formation universitaire, laquelle est effectivement ardue (d’où la présence d’écoles privées qui ne donnent pas droit au titre de psychologue).

Or il n’existe qu’un seul titre, celui de Psychologue, auquel on aura ajouté “Clinicien”, praticien pourvu d’un numéro ADELI délivré par l’Agence Régionale de Santé (que vous pouvez réclamer lors de votre première visite).

Pourquoi le cursus de psychologue est-il si important ?

S’il implique une masse de savoir sur un minimum de 5 années dans le cadre d’un Master 2  (Neuro, Génétique, psychologie du travail, psychologie dans le champ social, épistémologie, phénoménologie, psychanalyse…), il implique aussi une expérience de terrain OBLIGATOIRE en institution (HP, CMP…). Cette expérience est non seulement passionnante, mais formatrice quant à la prise en charge de la psychopathologie dans le cadre institutionnel, et elle apprend au professionnel à s’inscrire dans un parcours de santé au milieu des autres professionnels de santé, et c’est indispensable , tant d’un point de vue thérapeutique, déontologique, que social ou judiciaire.

Second point : l’expérience de la prise en charge en institution

La formation universitaire est composée de stages en institutions hospitalières sur plus de 850 heures en équipes encadrées par des tuteurs et des référents médecins. Ce parcours est non seulement formateur et riche en expériences, mais il impose au futur psychologue, une capacité à dialoguer avec les médecins dans le cadre de prises en charge pluridisciplinaires, à en comprendre aussi les mécanismes gestionnaires et industriels, éthiques et moraux. En France, les services médicaux publics sont, à de rares exceptions près, dirigés par des chefs de service médecins…

Mais qu’en est-il de la psychanalyse ?

Historiquement, la psychanalyse fut transmise à travers un enseignement distinct de la médecine, ou en complément. Or elle fut (et reste encore) la seule approche pouvant proposer une représentation de l’être humain en tant que Sujet, de la personne, dans son ensemble psychique et somatique : « Il nous a fallu bien peu de temps pour nous apercevoir que nous étions maladroits dans le maniement des rapports humains et que nous semions ainsi autour de nous beaucoup de malheur. C’est pourquoi je cherchais depuis longtemps quelqu’un en possession de techniques psychologiques adaptées à ma demande. […] Je voulais tout d’abord savoir comment se construisait et se transformait l’image de la maladie dans l’esprit des mères et des pères de famille et dans celui de mes jeunes malades eux-mêmes au cours d’une affection chronique à évolution à peu près certainement ou certainement mortelle. » Le psychiatre J. Lacan, « La place de la psychanalyse dans la médecine », discours au Collège de médecine en 1966.

Ce fut alors une volonté éthique et déontologique (voire politique) que de définir la spécificité de la psychanalyse ainsi que la position particulière du psychanalyste, qui, par de nombreux aspects, se distingue de celle du médecin. Si le passage par sa propre psychanalyse demeure une condition indispensable pour être psychanalyste, la nécessité d’un encadrement et d’un titre apparurent rapidement et fut l’objet de véritables débats.

La psychologie clinique s’est structurée à partir du 19ème siècle sous l’influence de psychologues d’orientation psychanalytique qui souhaitaient mieux délimiter leur domaine d’intervention. La psychologue psychanalyste Danièle Brun explique ainsi : “La médecine, à quelque époque que ce fût, n’a, il est vrai, jamais rien voulu céder de son hégémonie sur le corps. À la fin du 19ème siècle, il a fallu toute l’énergie et la détermination d’un Freud pour prendre ses distances et pour sortir l’hystérie du champ de la médecine qui se montrait impuissante depuis de longues années pour ne pas dire des siècles à la guérir. La psychanalyse a donc trouvé ses assises sur une reconnaissance de la distinction entre lésionnel et fonctionnel au nom de laquelle l’hystérie perdit son statut de maladie organique. Rien de tel apparemment en pédiatrie où les maladies graves ont longtemps mené les enfants à la mort jusqu’au moment où les progrès thérapeutiques aidant, l’obtention de leurs survies prolongées puis définitives s’est accompagnée d’une prise de conscience de l’influence des parents sur le devenir de la maladie guérie et, plus généralement, des effets de la maladie sur leur destin.” Revue en ligne CAIRN

Aujourd’hui, la psychologie clinique est un enseignement distinct de la médecine. Il n’y a ABSOLUMENT AUCUN enseignement de psychologie ou de psychanalyse dans le cursus de médecine, ni même dans celui de psychiatrie. On se contente d’énoncer quelques concepts de base. De fait, il n’existe quasiment plus de psychologues dans les services hospitaliers, en particulier en psychiatrie. De nombreux médecins sont pourtant de farouches défenseurs de la psychanalyse et ne ménagent pas leurs critiques envers les errements de la médecine et le manque de formation et à juste titre, mais rien ne semble faire bouger les lignes.

L’orientation psychanalytique est encore enseignée car elle constitue un socle de la compréhension psychologique (comme à L’université PARIS 7 Diderot jusqu’en 2017, aujourd’hui fusionnée avec Paris 5, ou à Lyon 2). Elle incite à une véritable articulation des savoirs, bien au-delà des approches médicales, comportementales ou neuro-cognitives de la personne.

Troisième point : Plus que le Savoir, la Position

L’incapacité des récents gouvernements à accorder un remboursement minimum à l’indispensable prise en charge en cabinet privé de psychologie en dit long sur la place qu’on accorde aujourd’hui à cette centrale et indispensable profession. Mais cette confusion entre l’absence de formation universitaire donnant officiellement droit à l’usage du titre de psychanalyste et celui de psychologue diplômé d’État, pose aujourd’hui problème, même si, c’est indéniable, les plus compétents psychanalystes œuvrent chaque jour en cabinet privé. En effet, de nombreux éminents psychanalystes n’auront pas suivi de cursus universitaires, mais un enseignement auprès de leurs pairs ainsi qu’au fil de leur propre psychanalyse. Mais, aujourd’hui le savoir n’est plus hiérarchisé, la chute de la dimension symbolique de la connaissance et de la transmission, et le flou institutionnel profitent à de nombreux marchands qui singent la psychanalyse sans en comprendre les enjeux. Le diplôme universitaire de psychologue s’impose alors comme une formation qualifiante indispensable à tout psychanalyste.

Il me semble donc nécessaire, aujourd’hui, pour les psychanalystes, comme pour les personnes souhaitant pratiquer la psychologie, d’être Diplômés et d’avoir reçu plus que le savoir, l’expérience de la clinique et de la prise charge dans le cadre du parcours de santé, afin de s’articuler à d’autres praticiens, dans un respect que l’on peut souhaiter réciproque.
 

Thérapies douces, brèves, etc…

Le monde de la thérapie est concurrentiel. De nombreuses thérapies miracle envahissent les réseaux et souvent les ondes radiophoniques, portées par une grande compétence oratoire, un sens de la publicité et un ARGUMENT VENDEUR, qui n’en doutons pas, répond comme un écho à une véritable carence de la part de nombreux acteurs du soin : la “bienveillance“, pour ne pas dire, le maternage… à ne pas confondre avec “la neutralité bienveillante“, qui est son contraire.

Sur la toile, les évocations ésotériques et volontairement nébuleuses de prestataires débordant d’intentions positives, sont innombrables. Ces praticiens auto-proclamés de la technique miracle s’inscrivent dans une grande et respectable histoire de l’écoute et de la guidance, répondant aux questions fondamentales de l’existence, celle des magiciens et diseuses de « bonne aventure » qui auront toujours éclairé le genre humain de réponses et de déterminismes. Ils se déclinent aujourd’hui en mentalistes ou malheureusement aussi, en gourous…

On entends parler de thérapies (vendues comme) brèves, ici, des thérapies quantiques, hypnose qui spécifient Ericksonienne ou transcendantales, ou hypnose bienveillante, psycho-énergétiques, psycho-zen, positives, là entourées de « douceur » et de “bonnes intentions revendiquées” (…)  qui masquent plus généralement une grande incompétence mais aussi une véritable capacité à s’adapter à un marché du soin perdu sous les appellations et les titres.

Ces courants de la psychologie “positive“, “calme“, “non douloureuse“… viennent en miroir de la progressive prise en compte de la souffrance médicale, mais détournent les patients des praticiens diplômés dont le métier est justement cette prise en charge, dans le respect de la personne et de l’éthique.

L’hypnose, Freud l’avait en son temps, déjà depuis plus d’un siècle, remisée pour sa faiblesse en termes thérapeutique. La formation à l’hypnose par un organisme privé indépendamment de toute validation par un diplôme universitaire (Ericksonienne), fait florès et de nombreux psychologues, voire même psychanalystes (au mépris de leur profession), trouvent plus lucratif de proposer ce genre de thérapie magique, qui correspond bien à notre époque du “tout / tout de suite / sans que ça coûte”, d’autant plus que l’hypnose est parfois utilisée par des médecins, alors là, y’a aucun doute sur la valeur de cette approche…. Ce sont toujours les psychologues qui sont incapables de se constituer une patientèle fidèle et de qualité qui optent pour ces pratiques, à l’opposé du métier pour lequel il sont formés. Mais il est exact qu’un cabinet coûte cher, et qu’il faut parfois le remplir en répondant à la demande d’un public toujours plus demandeur de solutions et de miracles. Quand je croise ce type de confère qui ose cumuler psychanalyse / psychologie et hypnose, je leur suggère souvent de faire aussi point-relais et boucherie charcuterie, on sait jamais…

Or, c’est à la souffrance psychique que se consacrent les psychologues cliniciens. Au delà d’un effet de mode et de la grande supercherie autour d’une thérapie “sans effort”, “sans coût” ou sans “changement” (car tel est l’enjeu), c’est contre toute attente, la croyance en la technologie médicale qui est ici convoquée; Celle qui par simple ingestion d’une molécule, ferait disparaître la souffrance. C’est souvent le cas dans le cadre d’affections somatiques avec un certains succès et parfois de lourds effets secondaires, ce n’est qu’assez rarement le cas dans le cadre de souffrances psychiques sauf à l’articuler à une véritable prise en charge psychologique ou psychanalytique.

C’est dans ce but que sont formés les psychologues cliniciens. Cette formation se compose d’un cursus de 5 à 8 années d’études universitaires dont des centaines d’heures de stages obligatoires en institutions psychiatriques (plus de 600), qui ouvrent non seulement sur une compétence qui vient s’articuler à la connaissance médicale somatique (les premières années de formation sont consacrées à la neurologie, à la génétique…), mais aussi à l’écoute de la souffrance et à son traitement. Or, la guérison est AUSSI un douloureux et solitaire processus, qu’il s’agisse d’un cancer ou d’un trouble psychologique. L’analyste compétent vise cette autonomie du patient et cet horizon de guérison du sujet, il est formé à cela. Le véritable professionnel de santé est JUSTEMENT à même d’équilibrer sa méthode entre la capacité du patient à “bouger”,  à endurer ces changements de places et de comportements, et la mission déontologique de soin et d’engagement de psy qui lui incombe de permettre au patient de se libérer de sa souffrance. Ces puissants mouvements sont souvent coûteux en terme d’énergie mobilisée. Seuls les magiciens font disparaître les objets d’un tour de baguette magique, mais il s’agit d’un spectacle et non d’une thérapie, même si l’art peut révéler des fonctions thérapeutiques, il n’y a pas de doute sur ce point.

La croyance en la “douce magie” thérapeutique est issue de la confusion des genres, entre maternage et thérapie.

Fort heureusement, la voie de la chimie médicamenteuse, si elle ne fait qu’apaiser les symptômes, peut parfois aider à entrer dans un véritable processus de traitement à travers les techniques psychologiques ou psychanalytiques. Pourtant, quel professionnel de santé sérieux pourrait vous affirmer qu’une thérapie sera brève ou sans douleur à la simple évocation d’un symptôme ?

Les connaissances médicales et scientifiques évoluent ainsi que leurs validations. Certaines techniques ésotériques pourront peut-être bénéficier de consolidations scientifiques et universitaires. Dans cette attente, la dimension récréative de nouvelles thérapies auto-proclamées ne doit pas laisser penser qu’il s’agit là d’autres activités que des distractions qui peuvent parfois soutenir et apaiser des véritables souffrances, mais se targuer de bienfaits thérapeutiques relève simplement de la manipulation et de l’escroquerie. Si les cursus de médecine ou de psychologie clinique ne garantissent en rien la qualité des hommes, ils garantissent au moins le bagage d’une connaissance théorico-clinique indispensable.

Coach vs. Psychologue Clinicien

Comment un coach est-il formé ?
Comment savoir à qui l’on s’adresse ?

Le coaching est une méthode née dans les années 80′ aux Etats-Unis. Elle s’articule autour de techniques de renforcement et d’étayage, de motivation de la personne en vue de lui permettre de remplir une tâche, un rôle, social, économique ou de surmonter un moment critique de la vie.

Il ne s’agit pas d’une prise en charge de la personne mais d’un ensemble de techniques visant la reprise rapide de l’activité à travers le renforcement, les conseils et les méthodes visant le reprogrammation comportementale. Les coachs répondent à une demande sociétale, celle des contingences d’un monde en mouvement qui invite l’individu à se confronter à une place nécessitant le deuil de la place précédente. Mais le coaching est aussi une façon de viser un dépassement et d’atteindre un but personnel, de progresser face à des enjeux personnels… sans tenir nullement compte des freins et de l’histoire personnelle de la personne.

Ces moments de crises conjoncturelles sont parfois à l’origine d’états dépressifs chroniques, de techniques d’évitements ou de replis. Ils nécessitent justement une approche complémentaire au  seul renforcement ou à l’hystérisation de la personne, allant de la maîtrise des outils du diagnostic clinique à la la prise en charge des troubles post-traumatiques (PTSD) ou la clinique psychanalytique. De par les structures qu’il questionne, le coaching n’est absolument pas adapté à certains patients qui bien au contraire, nécessitent une évaluation clinique et une prise en charge adaptée, avant toute démarche de ce type. Le coaching favorisant le “faire” ou l’ “agir” sur soi, il peut aggraver une situation limite et provoquer des passages à l’acte, comme plonger le patient dans une sévère dépression. L’absence de toute considération psychopathologique ou d’écoute des mécanismes inconscients, relègue la pratique du coaching à un ensemble de bons conseils et de directives organisationnelles, assimilant une personne à une machine ou à un ordinateur dysfonctionnel, qu’il suffirait de reprogrammer (comme dans la PNL, Programmation Neuro-Linguistique) pour parvenir à atteindre le but recherché.

Les coachs sont parfois diplômés d’écoles ou de groupes privés. Ils sont parfois psychologues du travail donc détenteurs d’une licence en psychologie du travail  (ne pouvant de fait utiliser le titre de Psychologue qui nécessite un Master 2). De par la position directive et hiérarchique qui s’impose dans les méthodes de coaching, la dimension de la séduction est centrale. C’est parfois le refuge de personnes, hommes ou femmes, sans formation universitaire mais particulièrement séduisantes, à l’abord calme et apaisant, sachant argumenter un discours, proposant leurs bons conseils… Bien que souvent bienveillants et intéressés par les “relations humaines”, le champ de formation et d’intervention de ces coachs est extrêmement réduit.

Néanmoins, le coach peut dans certains cas, participer d’une aide ponctuelle tout à fait efficace. Il peut aussi aggraver une situation clinique qui nécessite des compétences plus vastes et pour lesquelles le coach n’aura reçu aucune sorte de formation, en particulier, concernant l’étiologie de la souffrance psychique, les référentiels symptomatologiques restant inconnus d’eux.

Enfin, les coachs peuvent nuire à la thérapeutique en imposant une approche simpliste et comportementale des troubles, tout en éloignant le patient des psychologues cliniciens. C’est néanmoins parfois, la première étape pour se diriger ensuite vers le professionnel de santé diplômé d’état.

Le psychologue clinicien procède lui aussi, lorsque c’est nécessaire, à un travail d’étayage et de motivation, voire de guidance des patients, mais son champ d’intervention est bien plus vaste et complet, tant en terme de clinique que sur le plan thérapeutique. Chaque patient est un sujet unique avec sa propre histoire et sa structure, il ne peut être question d’appliquer la même méthode pour tous.

Thérapies brèves : Brèves thérapies

La question de la rapidité du traitement est celle de notre époque. Plus vite, plus rapide, moins “coûteux” ?

La question se pose dans toutes formes de thérapies, médicales ou psychologiques, mais alors qu’il ne viendrait à l’idée de personne de penser qu’une chimiothérapie s’éternise plus que nécessaire, on met

en accusation les psychothérapies, leur durée, leur prix.

Mais quel peut être le coût d’une thérapie qui vise à libérer un sujet entravé par des symptômes depuis 20, 30 ou 50 années de vie sociale et affective ?  Le psychothérapeute est à l’écoute de son patient, de son rythme, de sa capacité à évoluer et à changer sa façon d’organiser sa vision du monde. Ce processus est parfois extrêmement rapide, surtout au début du travail, mais peut parfois ralentir, au gré des inévitables résistances. Un professionnel de santé peut évaluer assez rapidement le temps nécessaire à la mise en mouvement du patient et lui en rapporter ses observations, mais il est impossible de prédire la durée d’un traitement sans avoir même procédé à un premier entretien clinique. Certains se targuent de parvenir à n’effectuer que des thérapies brèves, c’est dire s’ils se soucient du patient.

Consulter, pour soi, au sein d’un couple ou pour un enfant en difficulté est souvent un acte indispensable. En tant que clinicien, il est donc extrêmement important d’écouter la singularité de la personne qui vient consulter, puis de dégager les pourtours d’un diagnostic afin de parvenir à des résultats rapides et adaptés.

Même s’il existe des méthodes thérapeutiques parfois efficaces pouvant, dans certains cas, rapidement faire disparaître les symptômes, citons L’EMDR, les TCC, l’hypnose, la chimie… aucune ne peut se présenter comme la panacée. Le diagnostic clinique et sa qualité font qu’un patient sera efficacement traité et respecté, mais ne peut prévoir la durée de son traitement.

En tout état de cause, la disparition du symptôme ne peut à lui seul constituer un critère d’efficacité. C’est justement la formation du psychologue clinicien que d’être attentif à la souffrance dans son entièreté et non seulement à sa manifestation symptomatique. Le paradoxe du psy, et surtout du psychanalyste professionnel de santé, est qu’il ne s’agit pas seulement de faire disparaître le symptôme mais d’aider la personne à vivre sans. Et cela fait intégralement partie de sa responsabilité de clinicien que de l’aider à effectuer ce travail aussi. Il pourra ainsi parfois prendre contact avec les autres intervenants du parcours de santé, médecin traitant ou médecin psychiatre.

Les enjeux d’une bonne thérapie dépassent souvent les contingences de temps. Pousser la porte d’un psy est parfois une démarche visant à modifier son parcours, l’accès à un destin différent et une réappropriation de sa vie… “Rien de ce qui est important ne se fait rapidement
Les résultats rapides sont toujours souhaitables et souvent effectifs dès le début de la prise en charge, mais une thérapeutique de la personne en demande de réponses et de soins ne peut se pratiquer à un autre rythme que celui qui s’impose et qui permettra de le soulager et c’est là le seul critère à retenir pour un psychologue clinicien indépendant et sérieux.

Dans ce cadre et dans le respect de ce dogme, une thérapie peut, dans certains cas, ne durer que quelques séances, voire parfois, quelques jours, surtout lorsqu’il s’agit d’une première consultation, mais vendre de la “thérapie brève“, de la thérapie “flash“, de la méthode instantanée… en lieu et place de la psychologie clinique est une façon de répondre bien maladroitement à une demande sociétale de consommation qui fait peu cas de la personne, de sa complexité et de son parcours intime.

Coach et Pseudo Psy, éviter certains écueils

“Pseudo psy” ou comment s’y retrouver, à qui s’adresser lorsqu’on traverse une phase de souffrance aiguë ?

La France est un pays de droit. Les titres sont protégés en particulier dans le domaine de la santé où les risques sont grands quant aux dérapages sectaires et autres usurpations de compétences. En dépit de toute publicité

et autres apparences de bienveillance et de générosité, le fait de mettre “Psycho”  devant une activité, ou “thérapeute” après, ne garantit d’aucune compétence universitaire. Musicothérapeuteréfléxothérapeutecoachtangothérapeutelithothérapieéquithérapie… tous les abus sont possibles. De nombreuses activités peuvent soulager la souffrance psychique. Le rapport humain peut à lui seul, parfois apaiser certains maux. Des activités peuvent apporter un soutien ponctuel dans un premier temps puis ensuite, une aggravation de l’état psychique. Il est possible de  soutenir certaines personnes à travers des activités sociales ou occupationnelles qui peuvent réellement permettre la remise en mouvement et favoriser des mécanismes réparateurs, comme cela se pratique dans les CATTP ou certains lieux de soins : Le sport, l’Art dans toutes sa diversité, la danse, l’écriture, la musique, la peinture… le contact avec la nature, le jardinage, les animaux, les chevaux, les dauphins…
Mais en tout état de cause, si ces activités peuvent être encadrées par des professionnels de leur discipline, ces derniers ne peuvent se réclamer d’une compétence thérapeutique qu’après avoir acquis une solide connaissance théorico-clinique universitaire, ainsi que les diplômes d’État validant ces mêmes connaissances.

Certains Coachs proposant la motivation, le “bonheur” et “l’équilibre”, le développement personnel, magnétiseur, médium, voyant, coach-comédien…enseignants spécialisés, “coach en stratégies d’apprentissage”, ces titres ne sont pas protégés, ne nécessitent aucune formation et ne reflètent que des auto-proclamations personnelles. Même s’il s’agit parfois de véritables compétences spécifiques, tout le monde peut porter un titre évocateur et proposer des services sans plus de justification qu’un sourire ou le diplôme d’une école elle-même auto proclamée. Les coachs n’ont en tout état de cause, aucune formation en psychologie, en psychopathologie ou en technique psychothérapique.

Toutes ces activités de services répondent souvent à une méconnaissance du parcours de santé et à une grande détresse du public, à un besoin de soulagement rapide (en réponse à une mythologie de la thérapie longue et coûteuse) et à une complexité des métiers du soin. Ces approches se fondent aussi souvent sur une vulgarisation, un détournement et une simplification de concepts complexes de la psychologie clinique dont la manipulation peut engendrer des troubles chez les personnes vulnérables, non seulement en les hystérisant, mais en les incitant à “l’agir” et au “passage à l’acte”, ce qui débouche sur des situations plus complexes encore à traiter. Le véritable danger est que ces activités détournent les personnes vulnérables des professionnels de santé formés à la psychologie clinique.

Aujourd’hui, la validation des acquis par un diplôme universitaire, d’une école certifiée et la pratique de la clinique lors de stages en milieu institutionnel est une formation, sinon suffisante, au moins nécessaire. 

La psychiatrie moderne s’est structurée autour de l’héritage militaire qui visait en particulier la prise en charge des « gueules cassées » à travers divers traitements, chirurgicaux, physico-chimiques, électriques, et autres expériences comportementales. Dans le même temps, d’autres approches thérapeutiques issues de la philosophie, de la littérature et de la politique font leur apparition. La psychologie est traversée par de nombreux courants, s’émancipe de la médecine et de la psychiatrie qui demeurent liées au pouvoir et à l’inscription militaire dont elle est issue (Favez-Boutonnier, Lagache…). Pour autant, de nombreux liens se sont structurés avec le temps, entre les différentes approches. Mais à l’instar de la médecine, la psychologie s’est construite sur des savoirs établis et stabilisés, et de façon dynamique.

Le psychiatre est un médecin. Il est formé au fonctionnement somatique et aux déséquilibres neurophysiologiques. Le psychiatre est un spécialiste. Son titre est protégé et il peut prescrire des médicaments. Il n’est pas formé à la psychologie ni à d’autres approches issues de la psychologie. Il s’en réfère au vocabulaire  (la nosographie) psychiatrique, parfois au DSM IV qui régente la désignation des maladies psychiques au gré des découvertes de l’industrie pharmaceutique, mais aussi, de la recherche médicale fondamentale.

Ces découvertes sont complémentaires de celles de la psychologie et de la psychopathologie. Il existe un véritable dialogue entre les compétences du médecin et celles du psychologue, et c’est même à travers ce dialogue que se noue le soin. Certains psychiatres s’opposent à la classification du DSM. C’est un débat très actif et politique, surtout en France. La consultation chez un psychiatre est prise en charge par la Sécurité Sociale selon diverses conditions. Le psychiatre médecin peut en outre, se revendiquer psychanalyste mais aucun diplôme ne peut dans ce domaine attester de sa formation.

Le psychologue clinicien est un professionnel de santé diplômé dont le titre est protégé. Il aura étudié la psychologie et les bases de la neurobiologie ainsi que la génétique afin d’asseoir sa clinique. Ce titre est obtenu après un Master 2 en Psychologie (l’ancien DESS), soit cinq années d’études minimum. Le clinicien est référencé auprès du Ministère de la Santé à travers un numéro professionnel ADELI. Il suppose la maîtrise de différentes approches de prises en charge de la souffrance psychique, ainsi qu’une connaissance du fonctionnement neurobiologique du cerveau et de la nosographie s’y référant, ce qui lui permet de s’inscrire dans le parcours de santé et de dialoguer avec les médecins dans le cadre de la prise en charge globale d’un patient. Pour en savoir plus, cliquez ici vers le site du Ministère.

Le psychologue clinicien est à même d’orienter la personne et à la fois de prendre en charge la souffrance psychique dans le cadre d’une thérapie. Selon les courants, les écoles et les universités, en dehors de ce socle commun, le clinicien peut s’orienter vers des approches comportementales, sociales, psychanalytiques, psychodynamiques… mais le diplôme de psychologue clinicien comporte aussi un bloc d’environ mille heures d’expérience en Institution psychiatrique ou psychothérapique, au contact des patients et des autres professionnels de santé. On croise le psychologue clinicien à l’hôpital, en CMP, CMPP, ESAT, CATTP… En institution, le psychologue est remboursé par la Sécurité Sociale sous quelques conditions. En cabinet privé, il peut être pris en charge par certaines mutuelles.
L’obtention d’un diplôme de clinicien protège de certaines dérives et assure au patient une ouverture et une connaissance globale des techniques et des approches tant théorico-cliniques que médicales. Elle garantit une inscription dans un parcours de santé global, y compris lorsqu’on est d’orientation psychanalytique, en partie grâce aux nombreuses heures d’immersion dans les institutions, en stage obligatoire. Cette expérience confronte le futur praticien à la réalité de terrain. C’est une étape indispensable, particulièrement formatrice du parcours de clinicien, tant par la connaissance qu’elle procure que par la position d’élève, de disciple et de béotien qu’elle implique de la part du futur psychologue.

Le psychanalyste est un thérapeute à l’écoute des mécanismes inconscients. Pour faire court, il se réfère à des modèles de l’appareil psychique comme le font les médecins pour le corps. Cette science psychanalytique est aussi une méthode : la psychanalyse. Ce titre n’est pas protégé. On peut se déclarer soi-même psychanalyste sans autre validation d’acquis. De ce fait, cette situation peut donner lieu à toutes sortes de dérives et le patient doit s’entourer d’un certain nombre de précautions quant au choix de son analyste, en particulier, le choisir parmi les psychologues diplômés d’orientation psychanalytique, mais cette connaissance est aussi transmise historiquement par des associations de psychanalystes, il est donc important de vérifier si ce dernier est auteur d’ouvrages institutionnels (auprès d’éditeurs reconnus), ou qu’il rédige des articles en tant qu’analyste dans des revues universitaires du même ordre.

La psychanalyse est une branche de la psychologie clinique. Elle s’en émancipe par de nombreux aspects et peut même s’y opposer, en particulier lorsqu’on la confronte aux méthodes de psychologie cognitivo-comportementale (T.C.C)…
Le suivi d’une analyse personnelle est une condition minimale à la bonne pratique de cette activité de psychanalyste, mais rien ne peut en attester et, bien que  nécessaire, cela ne constitue pas une garantie quant aux compétences du praticien. Il est donc souhaitable, en outre, d’être détenteur d’un diplôme de Psychologue Clinicien pour la pratiquer. Malgré tout, certaines associations de psychanalystes et écoles prodiguent d’excellentes formations, parfois bien plus pointues que celles dispensées à l’université (comme l’EPHEP), mais ne débouchant pas sur le titre de psychologue car ne remplissant pas les conditions nécessaires à l’obtention de ce titre et avant tout, ces formations sont focalisées sur une seule approche, voire même un courant de cette approche, souvent revendiqué…

Au fil des années, la législation aura évolué et certains psychanalystes de renom qui officièrent à partir des années 70′, souvent eux-mêmes analysants de Lacan, Pontalis, Klein, Dolto… n’auront jamais été psychologues mais écrivains, philosophes ou penseurs. Ils ont même parfois fondé des mouvements psychanalytiques… Mais les temps ont changé, aujourd’hui, rares sont les psychanalystes qui ne soient psychologues cliniciens, parfois psychiatres. Afin de se prémunir contre toutes dérives publicitaires, commerciales ou sectaires, le législateur aura pris soin de protéger le patient par ces dispositifs diplômants.

De nouveaux pseudo psychanalystes auto-proclamés, gourous et autres donneurs de conseils font florès sur FaceBook, sur Youtube ainsi que sur les réseaux sociaux. Il convient d’être très prudent lorsque la validation universitaire est absente. Le charabia pseudo-psychologique est d’usage chez les journalistes et dans les médias et il est difficile pour une personne dans la souffrance, de s’y retrouver…

Ce qui pose alors un autre débat récurrent, plus politique celui-là. Le psychiatre n’étant pas formé à la psychologie, comment peut-il prendre en charge des patients sur le long terme ou  faire état d’un titre de psychanalyste ? Il peut bien sûr faire partie d’une association, mais comment connaître ses compétences dans un domaine qui réclame une position très différente, voire opposée à l’approche médicale ? Et qu’en est-il du remboursement ? n’est-ce pas l’occasion de certaines dérives ?
Toute la question repose sur le choix d’approches théoriques et l’articulation entre les différents domaines de compétences. L’obtention d’un diplôme universitaire ne garantit jamais le niveau de qualité du praticien, c’est vrai dans tous les domaines, mais elle assure la capacité d’inscription de ce que les psychanalystes appellent « la fonction symbolique », c’est-à-dire, pour faire court, une inscription dans une lignée, la possibilité de se plier à certaines règles, au respect d’une déontologie, d’une épistémologie et d’une éthique, la connaissance d’une ou de plusieurs nosographies (un vocabulaire) commune et la maîtrise d’un savoir stabilisé.

Le titre de psychologue est simple : Psychologue (Clinicien), Diplômé de l’Université XXX, (ou de certaines écoles spécifiques comme Psycho-Prat par exemple) et disposant d’un No de santé ADELI. Il n’en existe pas d’autre.
Il n’y a pas de “psy certifiés” (c’est un annuaire commercial permettant de forcer certains professionnels, non diplômés, à payer pour se faire connaitre). De même que la publication d’un ouvrage à base de techniques et de solutions miracles n’atteste en rien d’une compétence… surtout lorsqu’il semble vous vendre la panacée.

Il n’y a pas de solution miracle justement, seulement des processus thérapeutiques réclamant des compétences et un travail adapté à chaque sujet, son histoire, son parcours…

Les indices d’une pratique douteuse sont souvent :

– Une proximité physique avec le patient sous prétexte de soutien,

– l’isolement du praticien dans le parcours de santé

– son absence de qualifications officielles inscrites sur les sites ministériels

– la revendication de méthodes “rapides”, “courtes”, d’une “bienveillance” (comme si le fait de l’affirmer n’était déjà pas l’indice d’une pernicieuse manipulation)

– l’accumulation de titres sans valeur universitaire et l’amalgame volontaire entre activité occupationnelle et psychothérapie

– les pseudo-diplômes d’écoles ou d’associations (Par exemple : …diplômé ‘par’ ‘un centre de psychologie appliquée’le recours à des techniques ésotériques comme le tarot, la numérologie, parfois certaines médecines parallèles, l’invention de néologismes (tangothérapie, divinothérapie, art-thérapie exercé sans qualification de thérapeute…).

– L’incapacité à se référer à l’un des diagnostics de références internationales (on peut utiliser une nosographie DSM, mais aussi le Pontalis, le Henri Hey…) et de prendre attache avec le médecin traitant,  de comprendre les effets des psychotropes courants et leur classification sur le psychisme.